Carnet de Route : Turquie / Istanbul

July 31, 2019

 

La nuit, la place se transforme en immense lieu de vie, où les jeunes côtoient les familles, ici c'est la bonne ambiance qui règne, pas d'alcool, pas d'excès, juste le vivre ensemble au final.

 

 

 

Istanbul, où la ville des chats et des animaux en règle générale, outre son incroyable et longue histoire, encore mouvementée de nos jours, Istanbul a une relation privilégiée avec ses félins.

 

Ville figée dans une certaine tradition, vous ne trouverez pas de grandes enseignes, des fast food étrangers dans le cœur de ville, bannis en périphéries ils ne sont pas les bienvenus au centre, mais vous trouverez des cafés, des restaurants, des monuments incroyables et des gens qui même si froid au premier contacts, demeurent de très bon hôtes.

 

 Evidemment compliqué d'aller à Istanbul et d'occulter sa magnifique mosquée Bleue. Immense bâtiment qui fais face à un autre plus illustre, sainte Sophie. Elle fut construite entre 1609 et 1616, sous le règne du sultan Ahmet Ier. Elle fut un point de départ du pèlerinage à La Mecque et a le privilège de comporter six minarets : la Mosquée sacrée de La Mecque en comptait autant à l'époque, mais en a depuis reçu un septième. La conception de la mosquée Sultanahmet est l'aboutissement de deux siècles de développement à la fois de mosquées ottomanes et d'églises byzantines.

 

 

Les rues grouillent de monde, de touristes, de locaux, de .. chats ! Partout ici et là des stands de nourritures se posent, boissons, glaces, le commerce de proximité à son paroxysme.

 

 

 

 Tout d'abord Sainte Sophie, basilique maintes fois remaniée, lieu de querelle et de guerre inter religieuses, elle est aujourd'hui devenue un musée, même si les projets d'Erdogan de l'a rendre au culte ne passe pas pour tout le monde. L'intérieur est magique, on discerne encore les quelques bribes de son époque Catholique, même si évidemment l'art Musulman prime ici. ce qui est étonnant c'est que cet art catholique n'a pas été détruit, il a été conservé ou simplement recouvert mais pas détruit. Nous aurions pu croire que lors de sa transformation tout serait détruit mais non. certaines fresques étonnantes sont même en train d'être mises à jour.

 

Construite dans un premier temps au IVe siècle, puis reconstruite bien plus grande au VIe siècle, sous l'empereur byzantin Justinien, où elle acquit sa forme actuelle. En 1453, immédiatement après la prise de Constantinople par les Ottomans, la basilique fut convertie en mosquée, conservant le même nom, Ayasofya13, comme symbole de la conquête. Contrairement au sort d'une grande majorité d'édifices chrétiens, soumis aux pillages intensifs des troupes du sultan, Sainte-Sophie fut épargnée sur ordre de Mehmed II, qui lui attachait une grande importance En 2018, il s'agit du deuxième musée le plus visité de Turquie avec 2 890 873 de visiteur

 

 

 

La basilique offre aussi une vue différente des toits d'Istanbul, on devine où sont allé chercher les idées pour les décors de films Star Wars tellement ils ressemblent pour moi à certaines scène de la première trilogie.

 

 

 

 

La basilique a aussi son gardien, et évidemment vous l'aurez compris il est félin. Gimli est une chatte qui a élus domicile dans la Basilique il y a quelques temps, toujours accompagné de son acolyte jamais très loin, elle pose fièrement devant les touristes, sans bouger, sur son socle de marbre telle une statue.

 

 

Nous partons à l'inverse découvrir la mosquée bleue qui fais face à St Sophie, malheureusement pour nous son intérieur si fabuleux ne se découvrira pas, en travaux les 3/4 de la mosquée sont cachées. C'est aussi le lieu le plus visité, immense file de gens qui attendent comme nous d'être déçu de ne rien voir.

 

 

 

Plus loin, jouxtant la basilique, le Palais Topkapi, De 1465 à 1853, il est la résidence urbaine, principale et officielle, du sultan ottoman. En 2018, il s'agit du musée le plus visité de Turquie avec 2 980 450 millions de visiteurs. Plusieurs de ses salles contiennent les tombes des familles royales, visibles avec leur cercueil recouvert de linge vert foncé. la partie autrefois interdit, tel le harem est une petite ville à elle seule, entrelacs de couloirs et de petite portes dérobées et dorures sont au programme.

 

 

 Enfin sur le plateau, se trouve la Citerne Basilique, ce sous terrain construit en 532 est la plus grande citerne Byzantine qui subsiste à Istanbul. Elle se trouvait sous une Basilique, la Stoa. Elle compte plus de 330 colonnes de marbre ou de  granit et l'une d'elle à sa base est une représentation de Méduse.

 

 

 

Nous décidons de retourner vers le quartier Ouest, vers la mosquée de Soliman le magnifique et le grand Bazar.

 

 

 

 

 

Construite par  Soliman 1er, dit le magnifique ( Vive les chevilles ), c'est la 4ème Mosquée impériale d'Istanbul, perchée au sommet d'une des 7 collines de la ville. Ce n'est pas la plus grande mosquée mais assurément la plus majestueuse et surtout la plus ignorée des touristes. l'intérieur est magistrale, superbement entretenue et restaurée, elle jouxte un cimetière Musulman, mélange de stèles et de jardin fleuris. En prime une superbe vue sur la vieille ville.

 

 

 Le Grand Bazar, construit en 1455 par Mehmet 2, est un lieux ou se mêlent des touristes désireux d'acheter local, des Stanbouliotes, désireux d'acheter leurs biens quotidiens mais aussi des négociation âpres entre hommes d'affaires, tout ceci joue un rôle clef dans l'économie locale et relègue en périphérie lointaine les gros centres commerciaux.

 

 

 

  En sortant du grand Bazard vous accéder au quartier le jouxtant, qui lui aussi est un immense marché ou l'on trouve de tout, mais au grand jour. Les petites rue noires de monde se croisent et se recroisent, des petites ruelles se remplissent d'étales ou de petits cafés ou l'on boit un thé en fumant une cigarette. Le tout dans un "silence" relatif pour une zone si encombrée de monde.

 

 

 

Vous déambulez dans ces rues, jusqu'à descendre au marché aux épices, jolie petit bâtiment en forme de L, que l'on ne devine pas, noyé dans des bâtiments plus hauts perchés. Plusieurs fois rénovés suite à des incendies, ce marché est le royaume des touristes et des étales aguichantes.

 

 

 

 Une fois sortie de ce petit enfer exiguë mais au combien pittoresque, vous accédez à la place Yenicami, petite place accueillante ou les petits stands de fleurs côtoient les vendeurs de graines à pigeons qui font le bonheur des enfants, mais aussi les hommes en pleines sieste et autres vendeurs de bric à brac ambulants.

 

 

 

 

 

Sur le Pont principal qui surplombe le Bosphore, vous pouvez aussi croiser la route de pêcheurs, nombreux, venus ici attraper des poissons revendus au restaurants locaux ou pour nourrir la famille.

 

 

 Nous décidons justement de prendre un bateau pour naviguer sur le Bosphore et ainsi pouvoir observer tout ce que nous n'aurons pas le temps de faire en dehors de la ville.

 

Sur le chemin nous aurons le bonheur de croiser la route d'un banc de dauphins, de Mouettes opportunistes mais aussi et plus tristement d'énorme portes conteneurs, naviguant dans les immenses bras du fleuve. Istanbul étant une des plaques tournantes du commerce depuis des temps illustres, rien n'a changé mais la pollution y a aujourd'hui une immense part.

 

 

 

 

Ces trois images restant paradoxales et montre bien le grand écart possible fait par l'homme. Nous avons également croisé un sous marins militaires, se baladant tranquillement dans la zone.

 

Du reste les berges recèlent de belles surprises architecturales.

 

 

 Enfin nous avons pris notre Hôtel dans le quartier de Beyoglu, quartier branchée et dynamique, les anciens entrepôts commerciaux sont aujourd'hui un quartier animés ou la jeunesse Turcs vient se divertir et profiter entre amis. Vous trouverez des photos de ce quartiers sur Instagram, étant sortis sans mon appareil ce soir là. je vous le conseil vivement.

 

Enfin pour finir que serait Istanbul sans ses chats, je vous en ai déjà parlé plus haut, mais pour tous les amoureux des félins, la municipalité a depuis longtemps mis en place une politique vétérinaire de suivis pour ses chats et ses chiens errants. Politique visant à contrôler la population mais surtout à s'en occuper avec des soins vétérinaires et une population qui nourris ces voisins peu communs comme sui c'était les siens. Une bonne politique à l'inverse de la notre qui visent plutôt une euthanasie général pour des animaux qui nous dérange dans l'espace publique.

 

 

Pour conclure, Istanbul est une formidable mégalopole qui allie la modernité de sa périphérie à son cœur de ville plus ancien mais au charme indéniable.

 

 

 

 

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