Road Book : Allemagne

August 12, 2018

Comme l'a été la Slovénie il y a 3 ans, visiter l'Allemagne m'est venu en tant que plan de secours et mon objectif de finir mon "tour Européen" dans un futur proche.

 

J'ai travaillé sur le parcours sans guide, en glanant ici et là des infos sur le net, au final une fois n'est pas coutume l'utilisation du Lonely Planet ( pour moi le meilleurs guide ) s'est réduite à peau de chagrin.

 

C'est là que je me rend compte de son utilité, pour connaître les modalités de visites par exemple il est fort utile.

 Bremm et son fameux "coude" de la Moselle

 

Mon premier stop a eu lieu à Bremm, connue pour ses vignobles et le fameux coude que forme la Moselle sur ses rives. Il faut prendre de la hauteur pour admirer cette curiosité de la nature en arpentant les chemins des vignes.

 

 

Le village en lui même est assez pittoresque, c'est une halte fréquentée sur la route du nord ouest, par un publique de vacanciers plutôt âgés. Ne cherchez pas de grosses soirées ici ou des rues animées, tout est calme et serein. Trop même ...

 

 

Direction le Château de  Eltz ( Burg Eltz)

 

Je reprend la route le lendemain direction ce château sortis tout droit de différents contes de fées. Le Château d'Eltz est installé sur un pic rocheux non loin des bords de la Moselle. Il doit sont apparence à ses multiples souverains, qui ont tous cherché à poser leur pattes sur l'architecture du château.

 

 

Construit dans les temps 1200, la visite du château permet de découvrir ses plafonds de bois, ses fresques murales et un mobilier cossu. Une salle à part est consacrée au trésor du château.

 

 

Je reprend la route après avoir été armé de patience, en effet le château est pris d’assaut par les touristes, désireux de prendre leur éternel selfie sous toutes les coutures. Anecdote pour ce pauvre jeune homme obligé de prendre un milliard de photos sous les toutes les poses possibles de sa dulcinée.

 

Je me dirige ensuite vers le plus haut pont suspendu d'Europe, selon les dires, s'étendant sur près de 360 mètres de long et suspendu à 100 mètres au-dessus de la vallée du Bachtal, entre la commune de Sosberg (circonscription de Cochem-Zell) et de Mörsdorf (circonscription de Rhin-Hunsrück), le plus beau pont suspendu allemand invite les aventuriers à faire le plein de sensations. Le pont se balançant assez régulièrement au passage de ses nombreux fans. Il y a un long chemin de randonné pour s'y rendre, en effet la petite ville envahie par les touristes a balisé un chemin afin que les gens se garent loin du centre ville.

 

 

Pour moi qui n'ai pas du tout le vertige mais cela reste une sacré expérience tout de même avec en point d'orgue un petit bar ou vous attendent bière et autres softs.

 

Je me dirige ensuite plus vers le sud, j'ai noté sur ma carte de passer par la ville de Heidelberg, surplombée par son ancestrale château.

 

 

Édifié en 1300, le château impressionne par ses mensurations, ses hauts murs et l'épaisseur de ceux ci.

Il  fut mis à sac et  bombardé deux fois par les forces françaises du général Mélac au cours de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, en 1689 et 1693. Il ne fut ensuite jamais complètement reconstruit, les électeurs préférant leur résidence de Mannheim... Les plaies de cette attaques sot encore largement visibles avec les tours éventrées et les lourds blocs de pierres jonchant le sol des douves.

 

 

Le Château est aussi connus pour ses superbes jardins aménagés en terrasse à flanc de coteau entre 1619 et 1620 au prix de gigantesques travaux de remblai, les jardins palatins formaient un ensemble typique de la période dite maniériste, avec des grottes et des fontaines à écoulement intermittent. C'est aujourd'hui un parc publique apprécié par les habitants.

 

 

 

Je quitte Heidelberg pour finir cette harassante journée en km direction Baden Baden pour la nuit.

 

 C'est certainement la ville la plus francophone que j'ai rencontrée en Allemagne située dans le Land de Bade-Wurtemberg et au cœur de la Forêt-Noire. La ville est connue pour son centre de villégiature et sa station thermale parmi les plus chics du monde où se tiennent en outre plusieurs festivals internationaux. En 1945, après l'effondrement du Troisième Reich, la ville, épargnée par les bombardements alliés, devint le siège du commandement en chef des Forces françaises en Allemagne (FFA), avec construction d'une véritable ville française dans les quartiers ouest de Baden-Baden, dans laquelle vivaient environ 5 000 Français.

 

Forêt Noire et Château Hohenzollern

 

Après une courte nuit de sommeil dans ma voiture, je prend la direction de la forêt Noire Allemande, une immense terre verte à perte de vue que j'avais noté dans mes recherches. Je n'ai pas été déçu tellement les forêt s’étendent à perte de de vue. j'ai aussi retrouvé un peu de l'Islande ici, en empruntant des chemins de terre en pleine forêt, mais sans 4x4 cette fois...

 

 

J'emprunte la route 500, qui part de Baden Baden et se rend à Freudenstad, en chemin il est prévus que je m'arrête à l' Aussichtsplattform Ellbachseeblick, une immense plateforme en bois qui permet d'observer toute la vallée.

 

 

Il y a également sur les hauteurs du plateau, des petits Hôtels, certains sont en ruine, signe d'un changement d'époque mais d'autres bien en forme et représentent une bonne halte pour manger ou se reposer. La route est également ponctuée par des petits étangs ou lacs où les allemands du coin aiment venir se reposer et profiter de la fraîcheur, loin de la ville.

 

 

 

Après avoir pas mal trainé sur cette route 500, je me rend sur mon avant dernière étape de la journée, le  Hohenzollern Castl. Encore un château me direz vous, mais l'Allemagne compte énormément de châteaux, très différents des nôtres, plus rustiques mais souvent haut perchés et qui en impose par leur solidité. Comme pour rappeler la rigueur Allemande.

 

 

C'est un château situé à environ 50 kilomètres au sud de Stuttgart, en Allemagne. Il est considéré comme le fief ancestral de la famille royale et impériale des Hohenzollern. De loin vous ne pouvez pas louper cette immense bâtisse, qui, au fur et à mesure que l'on se rapproche grossie de plus en plus jusqu’à devenir une impressionnante forteresse. Si la visite en Allemand m'a laissé de glace, arpenté les allées et sous terrains accessibles de ce château a été un réel plaisir, il a fallu ensuite que je trouve un point de vue lointain pour pourvoir photographier le château avec la vallée. Chose faîtes avec le Zellerhornwiese, c'est un point de vue rocheux ou vous pourrez admirer le château solidement installé au prix de quelques efforts pour monter au sommet.

 

 

 Il est temps pour moi de reprendre une énième fois la route, direction Ulm, ma halte pour la nuit avant d'aller demain à Dachau, but de ma visite dans la pays.

 

 

 

La ville de Ulm est est une ville du Bade-Wurtemberg, dans le sud de l’Allemagne, dont la plus grande partie se trouve sur la rive gauche du Danube. Ancienne cité impériale libre, elle est aujourd’hui un important centre économique grâce à une forte activité industrielle.

 

Visite du camp de Concentration de Dachau et direction le Berchtesgaden National Park

 

Mon arrière grand Père, Louis Cretin est mort à Dachau, petit j'écoutais l'évocation de ce nom dont je ne savais rien et depuis je m'étais dit qu'il faudrait un jour que je me rende sur place pour comprendre tout ce que l'on nous apprend à l'école sur cette guerre et ses atrocités, que beaucoup aujourd'hui osent mettre en doute.

 

Lorsque vous vous rendez sur le site, gratuit et accessible à tous, ce qui frappe c'est déjà l'attrait touristique que représente le lieux, nul mention n'en est faites dans la ville, qui ne se cherche pas de mise en avant, tout est feutré sur place.

 

La horde dont du coup je fais partie se masse à l’accueil, récupère s'il le souhaite un audioguide et direction l'entrée principale du site, avec cette grille célèbre et glauque qui barre l’accès au site.

 

 

Le camp de Dachau est le premier camp de concentration mis en place par le régime nazi. Il est créé sur le site d'une ancienne fabrique de munitions à 17 km au nord-ouest de Munich1. Son ouverture est annoncée par Heinrich Himmler le 20 mars 1933 et des prisonniers y sont amenés dès le lendemain. Le camp reste en service jusqu'à l'arrivée des soldats américains, en avril 1945.

 

 Il est tout d'abord le lieu d'internement des opposants politiques, puis par la suite des Juifs de Bavière, des prisonniers de guerre soviétiques et des femmes ainsi que des homosexuels2 et Tsiganes. Chacun y connaît la souffrance, la faim et y côtoie la mort. Dachau compte plus de 100 kommandos qui, avec le camp central, regroupent 75 000 détenus. Son existence est connue en dehors des frontières dès 1933 (le magazine VU lui consacre son numéro du 3 mai 1933, de même qu'au camp d'Orianenburg).

 

 

 

 

L'émotion est forte à l'intérieur, pas de bruits, les gens visitent dans un relatif silence et respect. Vous pouvez juste comme souvent trouver ces abrutis,  pour moi de véritable plaies humaines, capables de se prendre en selfie devant un monument où des milliers de gens en souffrance sont mort.

 

Le musée installé dans la quartiers généraux, est ultra intéressant, relatant dans un ordre chronologique la vie du camp, avec des photos et vidéos fortes et sans tabous, montrant la misère, la souffrance et la mort dans ce qu'elle a de plus abjecte.

 

 

Il ne reste que deux baraques qui ont été reconstruites à l'identique pour comprendre les conditions de vie des détenus à différentes époque. les premières années les places étaient relativement "espacées", à la fin de la vie du camp il en est tout autre.

 

 La visite se termine par les fours crématoires, encore intacts et la visite se passe de commentaire et peut vous prendre au tripes.

 

 

 Une visite que je conseille à tout le monde et si possible de venir avec les enfants, pour leur montrer ce que l'on ne doit plus connaître et qui existe encore quelques part dans le monde silencieux de nos jours.

 

Je quitte Dachau, pour retrouver la route et direction le parc National Berchtesgaden et son fameux Lac de Konigsee ou je passerai la nuit.

 

Je contourne Munich et plus je descend dans le sud plus je retrouve ces forêts vertes à perte de vue qui font aussi l'Allemagne.

 

 

Sur la route du lac, je compte m'arrêter aux chutes de Wimbachklamm, proches de Damsau, ces gorges où se jette un torrent d'eau bruyant, sont absolument superbes. Coup de chance pour moi, un gros orage assez violent a éclaté juste au moment où j'arrivais, qui a eu pour effet de faire partir tout le monde, je me suis retrouvé seul dans les gorges où la pluie n'est pas dérangeante.

 

 

 

Sur place c'est un panel de couleurs assez fortes, où se mélange le vert forcément mais aussi du rouge, orange, bleu et des teintes de marrons/gris rocheux. Un véritable spectacle visuel naturel.

 

Le lac Konigsee non loin de là est véritablement pris d’assaut par les touristes qui le déserte le soir venu.

 

 

 

J'avais noté sur mon plan la possibilité de gravir le Rabenwand afin d'avoir un point de vue élevé sur la beauté du lac, avec sa couleurs verte typique des lacs de hautes montagne. Il serait d'ailleurs possible de boire l'eau du lac, qui serait potable. Je n'ai pas testé.

 

 

Cette petite randonnée de nuit a aussi été pour moi l'occasion d'admirer un ciel étoilé, ou la pollution lumineuse de la ville est absente.

 

 

Avant dernier jour de mon périple et direction la frontière Autrichienne, avec la visite de l' AlpspiX dans la vallée de Garmisch-Partenkirchen puis le Château de Neuschwanstein.

 

L'apspiX est une plateforme situé sur un des sommet de l'Alpspitze, cette "attraction" permet de marcher "dans le vide", le sommet est aussi une bonne manière de venir chercher des points de vue fantastiques et une fraicheur bienvenue en temps de canicule.

 

On y accède par une longue randonnée ou par différents funiculaires ( 27€!) qui vous mènent au sommet.

 

 

 

 L’expérience est assez unique, elle vous donnera quelques sensations vertigineuses assurément.

 

 

 

Le Château de Neuschwanstein quad à lui situé à une trentaine de Km se dresse sur un éperon rocheux haut de 200 mètres près de Füssen dans l'Allgäu. Le roi Louis II de Bavière l'a fait construire au XIXe siècle. C'est aujourd'hui le château le plus célèbre d'Allemagne, visité chaque année par plus d'un million de touristes.

 

Neuschwanstein fut construit sur l'emplacement de deux anciens châteaux-forts, Vorderhohenschwangau et Hinterhohenschwangau. Pour pouvoir élever le château de ses rêves, Louis II fit dynamiter la montagne afin d'abaisser de 8 mètres le socle des anciens châteaux. Ce n'est qu'après la construction de la route et de l'installation de l'eau courante que la première pierre fut posée, le 5 septembre 1869.

 

En 1884, Louis II s'établit dans le palais. Deux années plus tard, après sa mort mystérieuse, le château fut ouvert au public, bien qu'il ne fût pas encore terminé.

 

 

Si vous le pouvez, en grimpant au delà du Marienbrücke, le pont construit pour pouvoir profiter de la vue sur toute la vallée.

 

 

 

 

Il est ensuite temps pour moi de rejoindre ma dernière étape, le lac de Constance à la frontière Suisse, et le village de Meersburg.

 

 

Meersburg est située entre Friedrichshafen et Überlingen, sur la côte nord du lac de Constance, au point d'intersection de deux parties du lac : l'Obersee et l'Überlinger See. Le style de la vieille ville a donc été considérablement influencé par la Contre-Réforme. La ville a toutefois conservé un quartier du Moyen Âge dont deux portes et des vestiges du mur d’enceinte.

 

 

 

 

Le lendemain je quitte l'Allemagne et met fin à mon périple de 7 jours en quittant les bords du lac.

 

 

Conclusion

 

Si l'Allemagne n'est pas la destination touristique rêvée par beaucoup de gens en France, elle est assez méconnue, je ne me suis pas levé un matin moi même en me disant que je voulais y aller à tout prix mais le pays reste assez accessible pour nous et il est largement possible d'en prendre plein les yeux.

 

Après tout on ne peut savoir qu'en y allant donc évitons les a priori ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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